« Jusque-là tout va bien : décroissance, révolution sociale, changement de civilisation » de Jean-Pierre Tertrais

Jusque-là tout va bien : décroissance, révolution sociale, changement de civilisation, Jean-Pierre Tertrais

couvJusque-là tout va bien ! C’est ce que disait l’homme, tombé du vingtième étage, en arrivant au deuxième. Telle est notre situation actuelle ! Réchauffement climatique, fonte des pôles, des glaciers, montée des eaux, pillage éhonté des biens communs, villes irrespirables, pollutions tous azimuts, agonie des terres agricoles vérolées de chimie, de pesticides et d’OGM, nucléaire et ses déchets éternels…

En clair, à plus ou moins court terme, les conditions mêmes de la vie sur cette planète sont menacées par l’activité humaine du moment qui porte un nom : le capitalisme.

Le capitalisme, en effet, est porteur d’une logique suicidaire. Il a besoin de toujours plus de croissance pour survivre (relire Marx et son analyse sur la baisse tendancielle du taux de profit). Et pour ce faire, il pille et détruit toujours plus, persuadé que l’infini est l’horizon du monde. De plus, ce désastre écologique ne peut même pas être justifié par un projet d’émancipation humaine, puisqu’on sait que, passé un certain seuil, le « confort » matériel, non seulement n’accroît pas le bien-être, mais accentue, par l’organisation de la société, le malaise social. Face à cela, des COP 21 discoureuses, des politicards verdâtres au gouvernement, cent mille petites bougies alternatives… relèvent du cautère sur une jambe de bois. Dans le cadre du capitalisme, nous ne pouvons qu’aller droit dans le mur !

Mais comment faire pour œuvrer pour une révolution sociale libertaire, égalitaire, solidaire, écologique… seule à même d’anéantir l’âme du capitalisme : son appétit insatiable de profits ? Et cela sera-t-il suffisant ? Rien n’est moins sûr tant changer de société en gardant les valeurs que le capitalisme nous a mis dans la tête ne changera rien. Une révolution sociale sans changement de civilisation ce serait comme construire le communisme libertaire dans un cimetière.

Ce livre est un des rares à répondre à cette problématique globale. Écologique, politique, sociale, civilisationnelle.

Seuls s’étonneront de sa pertinence ceux qui s’étonneront toujours de tout pour ne s’être jamais étonnés d’eux-mêmes !

Jean-Marc Raynaud, île d’Oléron, 31 décembre 2015, température 23°C…

156 pages – 13 €¤

ISBN 978-2-9I9568-68-0

La presse en parle

La décroissance, n°131, juillet-août 2016

La calotte, n°533, Avril-Mai-Juin 2016

Libre penseur, 27 avril 2016

Le monde libertaire, n° 1779, 15 mai au 15 juin 2016

L’émancipation, mai 2116

 

 

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