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Octave Mirbeau, conférence, dossier, note de lecture
Article mis en ligne le 25 septembre 2017
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"Octave Mirbeau : le gentleman-vitrioleur", par Alain (Georges) Leduc from Les Films de l'An 2 on Vimeo.


Un beau dossier de Creuse-Citron n°52, mai-juillet, 2017

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Mirbeau, l’homme et ses mots ALAIN (GEORGES) LEDUC

Octave Mirbeau (1848-1917) le gentleman-vitrioleur Les éditions libertaires 2017 230 p 15 €

Nul doute que notre ami Guy Bordes (qui nous a quittés en décembre 2015) aurait célébré comme il se doit le centenaire de la disparition d’Octave Mirbeau. Depuis les années 1970, il nous tenait régulièrement informé des rééditions des écrits, romans (Le Journal d’une femme de chambre, L’abbé Jules.. .), pièces de théâtre (Les affaires sont les affaires...), nouvelles, contes « cruels », articles de presse de ce manieur de mots, inventeur de formes, roi de la phonétique et des points de suspension. Écrivain et critique d’art, Alain (Georges) Leduc dans une approche plus chronothématique que biographique (et un rien foutraque dans laquelle se retrouve le goût du collage de son héros), ne scelle rien des ombres de la vie de ce journaliste polygraphe, antisémite devenu anar et dreyfusard ardent, ami des animaux et des plantes (« La littérature ? Demandez plutôt aux hêtres ce qu’ils en pensent », répond-il en 1891 à l’enquête du journaliste Jules Huret). Observateur sévère de mœurs de toutes les époques, la belle d’abord, ami des arts et des artistes (enfin, de ceux qu’il aime), dur et doux juré Goncourt, défenseur des écrivains Le centenaire de la mort de l’écrivain offre l’occasion de redécouvrir son œuvre. du peuple, comme Marguerite Audoux ou Emile Guillaumin, ainsi apparaît Mirbeau dans cet album illustré, petit mais costaud. Au plus près des textes, citations à foison, dans une lecture éclairée des œuvres de Mirbeau, Leduc donne une furieuse envie de se plonger dans les écrits d’un homme au regard acéré et aux formules qui font toujours mouche : « Si l’état social doit s’améliorer, il le sera plus par les littérateurs que par les économistes et les politiciens », écrit-il dans Le Journal le 27 septembre 1896. Certes, on passera sur les lieux communs de l’histoire socialiste (pôvre Guesde...) repris par le biographe, pour retenir l’admiration réciproque entre Jaurès et Mirbeau. Est-ce pour célébrer le centenaire de la mort de Mirbeau que les électeurs français ont fait la grève des urnes ? Publié en 1888, cette invitation à « La grève des électeurs » s’adressait à « l’électeur, cet être irrationnel » pour le faire réagir et qu’il s’intéresse aux « affaires ». Glisser cet été Mirbeau dans sa valise pourrait être un premier acte.

FRÉDÉRIC CÉPÈDE

PS : Comme ne manquait jamais de le rappeler Guy, on peut s’abonner aux Cahiers Octave Mirbeau auprès de la Société Octave Mirbeau, animée par l’érudit Pierre Michel (le numéro annuel, 24, est sorti en 2017). 10 bis rue André-Gautier 49000 Angers.

L’OURS (Office universitaire de recherche socialiste) dans son numéro de Juillet -aout 2017 :

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