Présomption d’innocence ?

Depuis déjà quelques jours le petit monde consanguin de la valetaille médiatique nous abreuve de ses chamailleries à propos de Gégé Depardieu, accusé, une fois encore, de viol et autres faits du même tonneau.

Certains « journalistes », qui savaient depuis toujours, font semblant de découvrir l’Amérique et, comme tous les résistants de la 25éme heure, se ruent sur la bête à terre. D’autres, les habituels grandes âmes, s’insurgent contre le lynchage du moment et se drapent dans la tunique immaculée de l’atteinte à la présomption d’innocence. Car, c’est connu, tant que l’on n’est pas jugé, on est présumé innocent.

Ces derniers, comme par hasard, oublient de s’indigner à propos des milliers de personnes qui, bien que n’ayant pas été jugés (et donc présumés innocents) croupissent en prison en attendant d’être jugés. Et, cerise sur le gâteau, parlent encore moins de ceux qui, à l’issue de leur emprisonnement, sont déclarés innocents.

Sans vouloir offenser personne (présomption d’innocence oblige) et encore moins qui que ce soit, le jour où ces « journalistes » consacreront trois lignes à Gégé et trois pages au peuple de l’ombre, ils seront respectés.

Oui, mais, entre la lâchitude de la gamelle et le courage journalistique, a-t-on vraiment le choix ?

Qui a parlé de présomption de… culpabilité ?

 

Oléron le 18/12/23